Libérez le blogueur Merzouk Touati

Ça continue !
Chaque jour, on est interpellé par d’innombrables situations d’atteinte aux droits humains au pays des hommes libres.
On a l’impression qu’on nous occupe à nous défendre, redoutant le jour de notre offensive, le jour de notre éveil généralisé à travers ce vaste territoire que nous avons reçu en héritage.
On a l’impression qu’on nous accule dans nos tranchés pour mieux nous dompter ou nous détruire à la moindre réaction violente, même si c’est une réaction de survie. Rappelons nous de Mohand U Haroun : les habitants d’Akbou viennent de lui rendre un hommage qui le réhabilite lui et ses compagnons en lui érigeant une stèle et un espace de la liberté d’expression ! Ah la fameuse liberté d’expression qui peut mener à toutes les dérives quand elle est mise à dure épreuve ! Ce pouvoir a toujours joué avec le feu, en véritable pyromane, il prépare ses brasiers de façon qu’il ne se brûle jamais. Seuls les enfants du peuple y laissent leur rêve quand ce n’est pas leur peau ! Il prépare lui-même les conditions favorables pour en contrôler la portée.
Et nous, assoiffés de justice et de liberté, nous nous retrouvons à chaque fois, au même stade, après la catastrophe, on se remet à se reconstruire, à soigner nos blessures, pendant qu’eux continue à se consolider.
Alors, non seulement nous devons nous défendre et défendre tous les cas d’atteinte aux droits de l’homme, mais aussi, vivre notre combat comme une situation anodine puisque elle est permanente.
Nous devons vivre, c'est-à-dire assumer nos responsabilité devant l’histoire.
Dénoncer, c’est bien, mais faire en sorte que cela ne se reproduise pas, c’est encore mieux !
Et chaque fois que nous libérons un otage de ce système, nous nous libérons un peu plus de cette peur qu’on veut nous inculquer, en nous inventant, quotidiennement, des lignes rouges qui n’existent que pour le citoyen d’en bas ! Pendant ce temps, les oligarques nous dépouillent chaque jour davantage de nos richesses et de nos droits.
Le citoyen honnête est cerné de partout par les lignes rouges qui lui interdisent de dénoncer, d’agir et d’aller dans le sens de son épanouissement.
Comme le dit le poète, il y a trop de trop, il y a même saturation, alors qu’attendre d’une situation explosive ? Qui seront les futures victimes, qu’on transformera en héros, même si leur seul rêve est de vivre tranquillement dans le pays que leurs parents ont libéré du colon ?
L’a-t-on vraiment libéré ? Maintenant tous se rendent compte qu’il fallait aussi libérer l’homme, fût-il né libre ! Alors soyons vigilant et ne baissons pas la garde, menons notre barque sur les eaux de la contestation pacifique jusqu’à la libération citoyenne.
Mhamed Hassani
TROP C’EST TROP !
Trop de routes coupées
Trop de portes fermées
Trop de livres brûlés
Trop d’hommes emprisonnés
Trop de crimes impunis
Trop d’espoirs anéantis
Trop de trop
Encombrent nos vies
Perturbent nos nuits
Et flinguent nos jours !
Au pays bien aimé !
Puis de cette avalanche de trop
Une colère est née
Balayant tout de sa vague
Faisant place à l’espoir
Qui réduit l’impossible
Et gère l’improbable !
Extrait de “Être et agir” Chap.com 2017 de Mhamed Hassani
Bezaf c’est trop!
Bezzaf n i berdan ye ttwa gzamen
D te wura ye ttwa qhelqen
Bezzaf ny i dlisen ye ttwa serqhen
D-y i rgazen ye ttu h’ebsen
Bezzaf n lbatêl ye dumen
D u sirem ye ttua âefsen
Bezzaf n bezzaf
I ye rwin t’udert
I g zedqhen îdtwan
I g neqqen ussan
G te murt i ne h’emmel !
Bezzaf almi d huzen u urfan
Sermen kra y’ellan
D a bezaf a fuh’an
T’ughal-edd nnefh’a g mkan
Te sefsay lmuh’al
Te seddaw ti msal !
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